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Ces ordinateurs bruyants au cinéma

Le dernier Jason Bourne est un nouvel exemple de l’affection que le cinéma et la télévision ont pour les ordinateurs bruyants. En rédigeant ces quelques lignes, les seuls sons émanant du portable sont ceux du ventilateur et du clavier. Et pourtant, dans un film ou une série, le moindre affichage à l’écran, la saisie d’un mot de passe, une sélection sur un écran tactile, un fichier à charger, un calcul à réaliser, tout produit une myriade de bips et bloups. Immanquablement doté des fonctionnalités dont ont précisement besoin les protagonistes, le terminal ou le mainframe s’exécute et s’exprime. Il émet des sons synthétiques, cristallins et souvent anxiogènes. Une vidéo de la chaine Slacktory propose un court montage d’extraits de films, rythmé par ces sons.

Extraits de Casino Royale, 2001 L’Odyssée de l’Espace, CSI: Miami, Blade Runner, Opération Espadon, War Games

Que l’on considère un thriller hautement technologique, un film de science-fiction ou d’action avec une vue satellitaire, et c’est parti. Cette tradition en agace plus d'un et elle a la vie dure. Pour ne prendre qu'un exemple, à 28 ans d’intervalle, l’ambiance sonore du Tron de Steven Lisberger (1982) et de Tron: L’Héritage de Joseph Kosinski (2010) utilisent le même artifice. Un exemple notable déroge à cette pratique: la série Mr Robot. Elle nous fait l’économie de sons artificiels inutiles pour nous montrer les dessous du monde des hackers dans toute leur noirceur.

 

Portrait de MarquisDaily
MarquisDaily

Cinéphile, photoshoppeur et rédacteur en herbe

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