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NBA : ces grandes équipes qui se relèvent

Près de 50% des équipes actuelles de la NBA ont déjà gagné un titre champion. En tête du classement avec 17 victoires, les Celtics de Boston sont suivis de près par les Lakers de Los Angeles qui en comptent 16. Pourtant, les cinq dernières années cumulées font des Lakers la pire équipe de la ligue : à peine 31% de matchs gagnés, absence des play-offs, des changements de management, de départ traumatique de Kobe Bryant... Et oui, moins bien que Sacramento, Charlotte et New York. Cet été, LeBron "The King" James a rejoint l'équipe et a signé pour quatre ans. L'espoir de voir cette franchise sortir de l'ornière est palpable. Les fans s’enflamment à nouveau. Ils ont un nouveau roi et de jeunes princes, Brandon Ingram, Lonzo Ball, Kyle Kuzma et Josh Hart. Les vétérans les ont rejoints et une voire deux stars pourraient s'ajouter à l'effectif cette année ou durant l'été 2019. Les matchs d'avant-saison se jouent même à guichet fermé, ce qui est rare. Le potentiel de l'équipe reste difficile à cerner. Une finale de conférence est envisageable, Lebron James oblige. Les play-offs sont indiscutablement le seuil minimum et à terme, personne ne voit l'équipe disposant du meilleur joueur au monde ne pas gagner un championnat. En tout cas, pas les fans ni Magic Johnson, président de l'équipe. Cependant, des tweets inappropriés de Kuzma, une sortie de sa retraite médiatique du tonitruant LaVar Ball ou les tensions entre vétérans et jeunes talents pourraient faire dérailler les Lakers cette année.

Beaucoup estiment que la NBA se porte mieux lorsque son équipe la plus populaire est compétitive. On en attend de même avec les Knicks de New York. Une place aux play-offs est loin d'être acquise mais l'époque suffocante de Phil Jackson et Carmelo Anthony est bel et bien terminée. Les fans des Knicks et les médias locaux (donc internationaux) aspirent à mieux, beaucoup mieux. Bien que blessé et certainement absent une bonne partie de l'année, Kristaps Porzingis est un joueur polyvalent d'exception. Il devrait transformer les Knicks à lui seul. Par ailleurs, Tim Hardaway Jr. est bon, le rookie Kevin Knox a séduit durant la Summer League, le joueur de G Leage Allonzo "Iso Zo" Trier est prometteur, Enes Kanter un pivot adroit, Frank Ntilikina un défenseur solide, la coupe de cheveux de Ron Baker un étonnement perpétuel. De plus, le budget de l'équipe est au vert pour la saison prochaine : 38 m$ à disposition pour signer une super star. Kyrie Irving et Kevin Durant sont évoqués. Avec les précautions qui s'imposent, leur nouveau coach David Fizdale peut même se réjouir des trois matchs gagnés de cette avant-saison 2018-19.

Les Heats disposent encore et toujours d'une forte popularité. Depuis 2006, l'équipe de Miami a gagné trois championnats lors de cinq finales. Le dénominateur commun entre elles est Dwyane Wade. Après quelques infidélités avec Chicago puis Cleveland qu'on oubliera volontiers, l'arrière débute une 16e et dernière saison, "une dernière danse" comme il l'a annoncé. Âgé de 36 ans, il touchera un salaire minimum de 2,4 m$ seulement. Sans stars majeures hormis lui et le All-Star Goran Dragic, le style rugueux et tenace des Heats reste une menace pour la conférence est. Jimmy Butler, joueur dans le Top 15 de la ligue, a même exprimé son intérêt pour les rejoindre à South Beach. Il y trouvera une culture loin du laxisme observé chez les Timberwolves et dont il s'est plaint. Si c'est le cas, cet ajout rendra les Heats encore plus attrayants et ne cantonnera pas cette saison à un tour d'honneur d'un champion pre-retraité. En 2015-16, les Lakers ont déjà connu cette farce avec Kobe Bryant moyennant un chèque de 25 m$. Le résultat a été désastreux.

Autre équipe historique qui ne devrait pas faire rougir ses fans : les Bulls de Chicago. Les années glorieuses de Michael Jordan (six championnats) et Derrick Rose (une finale de conférence) sont lointaines. D'ailleurs, le jeune ailier fort Lauri Markkanen sera absent six à huit semaines pour soigner son coude blessé : la déveine. Mais le reste de l'équipe est intrigant. Zach LaVine, meneur explosif, est de retour en bonne santé. Kris Dunn débute la 3e année en forte progression et l'ajout de Jabari Parker (sauf blessure) va dynamiser l'attaque de l'équipe. On n'attend pas des Bulls de grandes performances mais dans la conférence est, la 8e place et un ticket pour les play-offs sont toujours à la portée des audacieux.

Dernier exemple : les Mavericks de Dallas. A 40 ans, l'allemand Dirk Nowitzki est toujours là. On lui doit à jamais une victoire amplement méritée lors de la finale 2011 face à la superteam de Miami. Les fans s'en souviennent forcement. Ils auront depuis patientés et survivre à des saisons 2016-17 et 2017-18 médiocres, sans play-offs. Or, l'équipe a sélectionné deux excellents joueurs à deux reprises : en 2017, Dennis Smith Jr., un meneur athlétique prometteur, puis cette année le prodige slovène Luka Doncic. A 19 ans seulement, Doncic a joué au plus haut niveau en Europe, gagné l'Euroligue 2018 et a été le MVP du championnat espagnol cette année-là. Une équipe ne peut pas rêver mieux. Disposer de deux joueurs talentueux sous contrat de rookie, donc peu payés, lui offre la flexibilité salariale d'attirer des joueurs expérimentés et complémentaires. Par exemple, cette saison, le pivot DeAndre Jordan a signé pour une année et 22 m$. Les Mavericks se sont même saisis de Kostas Antetokounmpo à la Draft 2018, sélectionné en 60e et dernière position. Si il s'avère être les 2/3 de son grand frère Giannis, on pourra parler d'un coup de maître. De même, si Doncic confirme son potentiel en NBA, il pourrait être le joueur phare de la franchise pour les dix ans à venir.

Le retour en grâce d'équipes historiques rendra nécessairement la saison plus délicate pour d'autres. On pense notamment à des équipes en transition comme Cleveland et San Antonio, toutes deux marquantes ces dix dernières années. Certains les voient s'effondrer et pourtant, mettez une pièce sur elles. Mais ceci est un autre sujet pour un autre article...

Vignette et image d'en-tête : Instagram des Lakers #Lakeshow

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Cinéphile, photoshoppeur et rédacteur en herbe

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