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My Hero Academia S2 : le bilan à mi-saison

La saison 2 de My Hero Academia a atteint la mi-parcours.  C’est le moment de faire le point... Et, ho boy, difficile d’être déçu ! (attention, quelques spoilers se baladent dans cet article)

Un arc de tournoi PLUS ULTRA

Les tournois sont une étape incontournable des shônen de baston. Une tradition, mieux, une institution popularisée par Dragon Ball. Comment Horikoshi Kohei et le studio Bones s’en sont-ils sortis ?

Le moins que l'on puisse dire, c’est que l’exercice est une réussite. Plus qu’un enchaînement de combat à un contre un, My Hero Academia joue la carte des olympiades scolaires. Ce sont donc trois épreuves qui nous ont été données de voir : la course d’obstacles, la course de cavaliers et les combats individuels. La hype monte crescendo, avec toujours plus de dépassement de soi, de rivalités ardentes et de drame. Du pur shônen comme on l'aime, servi par une animation et une musique impeccables (You Say Run, le thème principal, fout toujours autant les frissons).

Mention spéciale pour l'épisode 10 : le climax de cet arc a mis tout le monde par terre. Tendance Monde sur Twitter ? Bienvenue dans l'histoire, garçon. 

Une histoire portée par ses personnages

Tout est dit dans le titre, vraiment. En toute subjectivité, peu de mangas ont montré un aussi bon casting de personnages en si peu de temps. Soulignons que Naruto, la comparaison la plus courante avec son examen des Chûnin, a pris une vingtaine de chapitres de plus pour arriver au même point. My Hero Academia montre la même verve que son illustre aîné, avec des personnages distincts et hauts en couleurs, rendus possible par l’intrigue placée dans un monde de super-pouvoirs.

Mais la différence majeure, c’est que My Hero Academia se joue des stéréotypes de son genre. Il ne les envoie pas complètement valser, mais leurs apporte un nouveau traitement très frais et agréable. Prenons comme exemple Midoriya, le personnage central du manga. Il n’est pas complètement débile comme Luffy ou Goku. Confronté au manque de contrôle de son pouvoir immense, il le compense par un esprit calculateur et tactique. Mais ça ne va pas l’empêcher de délivrer un discours enflammé à son rival, Todoroki. Ce, avec les deux bras en lambeaux.


Midoriya a très vite gagné le surnom d' «Absolute Madman » auprès des fans. Deku sacrifie son corps pour combattre.

Le garçon aux pouvoirs de feu et de glace, prend une place centrale dans cet arc narratif. Avec ses marques de brûlure, les amateurs avaient déjà fait le rapprochement avec le Prince Zûko d’Avatar, le dernier maître de l’air, et son histoire est tout aussi tragique.


Le père de Todoroki, Endeavor, a beau être classe, il n’en reste pas moins un illustre connard. Le mot est lâché.

L’autre rival de Midoriya, l’ultraviolent Bakugou, continue de nous donner du fil à retordre. Difficile d’apprécier un personnage aussi odieux. Mais il commence à donner quelques signes de profondeur suite à son combat contre Uraraka, le personnage principal féminin. D’ailleurs, elle aussi surpasse nos attentes. Les mauvaises langues disaient « encore une copie de Sakura » (encore les comparaisons avec Naruto, pour le meilleur et pour le pire), maintenant elles se taisent.

Qu’attendre de l’avenir ?

Cette première partie de saison pose des bases plus que solides pour la suite. La première, la plus importante, est bien sûr l’apparition marquante d’un nouveau méchant, Stain, le tueur de héros. A travers sa croisade, on nous promet d’explorer une question importante : qui est vraiment digne d’être un héros ? Sûrement pas ceux qui recherchent la gloire ou l’argent… Ingenium, le grand frère d’Iida, délégué de classe et ami d’Izuku, fait partie de ses victimes. Le jeune homme voudra-t-il se venger ?


Stain, le nouvel élément chaotique de My Hero Academia. Un design un peu à la Tortue Ninja, mais en plus hardcore ?

Le deuxième élément à développer sera aussi le besoin imminent d’Izuku de mieux maîtriser son pouvoir. Tout indique que ses blessures vont bientôt atteindre le point de non-retour. Les risques d’un trop grand pouvoir sont communs dans les shônen, mais les représenter d’une façon aussi crue… quelle vision d’horreur.

Portrait de Gaerynn
Gaerynn

Etudiant en Anglais, je passe mes amphis à lire des comics. Et des manga. Et pleins d'autres trucs. J'adore les bowties et le thé vert à la menthe.

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