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NBA: que la saison 2016-2017 débute

Enfin! La saison 2016-17 du championnat NBA débute. La présaison a offert quelques indices sur les chances de succès des trente équipes qui vont s’affronter pour remporter le trophée Larry O'Brien. Voici un tour d’horizon des équipes rangées en fonction des résultats que leurs performances passées et les acquisitions de l’intersaison leurs permettent d’espérer cette année. Aucun joueur professionnel ne prétendra vouloir autre chose qu’une victoire en finale. Cependant, la qualité réelle des équipes, les blessures et le calendrier finissent toujours par ramener à la raison les plus optimistes. Nous distinguerons donc trois catégories: les équipes qui souhaitent atteindre la phase finale du championnat et rien de mieux, celles qui visent la finale de leur conférence et la poignée d’entre elles qui n’attendent qu’une seule chose de leurs joueurs et coach: être championne.

La victoire sinon rien

Les Cleveland Cavaliers sont les champions en titre. On voit mal Lebron James et ses coéquipiers espérer autre chose que de conserver leur titre. Ils ont non seulement le talent pour le faire mais leur domination sur la conférence est ne semble pas être menacée. Lebron James pourra ménager sans mal son temps de jeu pour se concentrer sur les playoffs. J.R. Smith est de retour, le sourire aux lèvres, avec un contrat de 4 ans et 57m$ (12m$ de plus qu’en 12 ans de carrière). Kevin Love semble très en forme, Kyrie Irving aussi. Mike Dunleavy aura de nombreuses opportunités à trois points. Quelques joueurs manquent à l’appel comme Matthew Dellavedova (Milwaukee Bucks), Timofey Mozgov (Los Angeles Lakers)… mais sans conséquences majeures. Outre les autres équipes assoiffées de victoire, les Cavaliers peuvent craindre les relations de Tristan Thompson avec la clique Kardashian (qui cible évidemment le "King" James), source ultime de distraction médiatique et tombeau de plus d'un sportif professionnel.

Durant la présaison, les défenses sont en carton mais il est clair que Stephen Curry, Klay Thompson et Kevin Durant vont se faire plaisir

La déferlante médiatique autour de l’acquisition de Kevin Durant par les Golden States Warriors augure d’une saison compliquée. Seule la victoire importera et Steve Kerr ne répètera sans doute pas la même erreur que lors de la saison passée en laissant ses joueurs s’attaquer au record de victoire en saison régulière, au détriment de leur fraicheur physique pour les playoffs. Si la raclée 120-75 donnée aux Los Angeles Clippers le 4 octobre est un signe, et on en doute tout de même, on peut s’attendre à une saison détonante à l’offensive. Certes, des équipes plus physiques pourraient leurs poser quelques problèmes au rebond mais quand on dispose d’un tel arsenal, des réserves comme Patrick McCaw (trois points pour forcer une prolongation, un tir à la dernière seconde pour une victoire contre Denver le 15 octobre) et de nouveaux avants comme le costaux David West et le filiforme JaVale McGee, qu’importe.

Toujours compter sur les Spurs. Toujours.

A l’inverse, les Spurs comptent 3 joueurs de 2,11m et plus: Pau Gasol, LaMarcus Aldridge et Dewayne Dedmon (remplaçant). Ils ne remplacent pas Tim Duncan et sa capacité à occuper l’espace sous la raquette mais leur cinq-majeur dispose bel et bien de "twin towers". Kawhi Leonard devrait poursuivre sa montée en puissance, être une nouvelle fois couronné "défenseur de l’année" et MVP potentiel. David Lee est une addition intéressante à l’équipe, apportant expérience et rebonds. Parmi les jeunes pousses de l’équipe que Manu Ginobili et Tony Parker devront éduquer au système du coach Popovich, on notera le rockie lituanien Davis Bertans qui a bénéficié d’un temps de jeu important durant la présaison et le feu vert pour bombarder à trois points. Egalement, Jonathon Simmons: il en est à sa 2nd année avec les Spurs et leurs apporte les qualités athlétiques qui leurs font défaut.

La finale de conférence, sinon rien


Dernière chance pour les Clippers de Deandre Jordan, Chris Paul et Blake Griffin

Avec un Blake Griffin de nouveau disponible, en bonne santé et on l’espère assagi, ainsi qu’un noyau intact, les Clippers de Los Angeles sont une équipe qu’on ne peut ignorer. Durant la saison passée, ils ont fini en 4eme position de la conférence ouest avec 53 victoires pour 29 défaites. Autre source de motivation, l’équipe n’a jamais atteint une finale de conférence. Beaucoup considèrent que cette année est la dernière chance de ce cinq majeur-ci avec Chris Paul en meneur. En cas de saison ratée, le manager et coach Doc Rivers devrait opérer des changements radicaux.

Houston a tourné non seulement la page Dwight Howard (transféré à Atlanta) mais le nouveau coach Mike D'Antoni a décidé de faire de James Harden le meneur de l’équipe. Sa vitesse et capacité à pénétrer vont offrir l’espace nécessaire à Ryan Anderson, prototype du "stretch forward" (ailier fort capable de tirer à trois points), pour bombarder le panier adverse. D’ailleurs, si la présaison est une indication des performances futures de l’équipe, Harden a délivré 10,7 passes décisives, très au-delà de sa moyenne 2015-2016 (7,6) et tout au long de sa carrière (4,9). Une stratégie offensive, un leader qui dispose désormais de toutes les clés sur le terrain, des joueurs secondaires de qualité: le "lévrier" Corey Brewer, Trevor Ariza, le grapheur de la muraille de Chine Bobby Brown et les épaules larges de Nene Hilario. Il faudra compter sur les Rockets.


Damian Lillard des Portland Trail Blazers

Damian Lillard vient de sortir un nouvel album The Letter O. Son "flow" est à l’image de son talent de joueur. Vous serez surpris par sa qualité autant que les fans l’ont été par la performance de Portland lors de la dernière saison. Les Trail Blazers semblaient destinés à la loterie de la "draft" après le départ de LaMarcus Aldridge, Wesley Matthews et Nicolas Batum. Et pourtant: une 5eme place de la conférence ouest en 2016, deux tours respectables en playoffs et le développement remarquable de C. J. McCollum (doublage de son temps de jeu, triplement du nombre de points par match à 20,8). Cette année, l’équipe devrait continuer sur la lancée de son duo dynamique d’arrières. Elle est très jeune. Seul Chris Kaman a plus de 10 ans d’expérience, Gerald Henderson 7, Ed Davis et Al-Farouq Aminu 6. Les autres joueurs, 4 au plus. Un avenir brillant s’annonce pour les Trail Blazers.

Passons à l’est de la conférence. Les Raptors de Toronto ont peut-être mal interprété la nonchalance de Lebron James le 13 octobre lorsque celui-ci mangeait du popcorn, allongé sur le parquet, en regardant ses coéquipiers se faire étriller. Les 7 matchs de présaison préparent les équipes mais elles permettent aussi aux joueurs sous contrat limité d’être sélectionnés ou pas par le coach. Les stars jouent généralement 20min au plus, James a même été absent de certains matchs. En 2016, les Raptors ont été battus en finale de conférence par les Cavaliers et il est probable que ces deux équipes se retrouvent à nouveau au sommet en juin 2017 pour une revanche. Lebron James le sait, les Raptors aussi. Kyle Lowry et DeMar DeRozan seront assurément au rendez-vous. L’avant DeMarre Carroll devra confirmer et devenir plus fiable au tir. L’équipe devra également compenser avec l’absence de Jared Sullinger, blessé au pied gauche dès le premier match de la présaison et dont la saison est probablement déjà terminée.


Image très optimiste mais les nouveaux Pacers d'Indiana seront redoutés

Indiana est réalisé des changements radicaux qui en font un prétendant légitime à une place en finale de conférence. L’arrivée de Jeff Teague et Monta Ellis aux postes d’arrière offre solidité et créativité. Thaddeus Young en profitera pour augmenter son taux de réussite à trois points, en berne dans son équipe précédente, les Nets de Brooklyn. Myles Turner est jeune mais les Pacers voient en lui un pivot d’avenir en confirmant son contrat jusqu’à la saison 2017-18. A l’offensive, si la pression s’avère être trop importante sur ses épaules, l’équipe a le luxe de disposer d’Al Jefferson: dos au panier, ses "pump fakes" et "up & under" sont inarrêtables. Quant au leader de l’équipe, Paul George, il est au sommet de sa forme. Médaillé d’or aux J.O. de Rio, il est déjà pressenti comme "Most Valuable Player". La saison 2015-16 a été la meilleure de sa carrière. Avec une telle équipe autour de lui, tous les espoirs sont permis.

La franchise historique de la NBA, les Celtics de Boston, a le sourire. Les années de vache maigre ont fini par payer. En ajoutant enfin un joueur majeur à son équipe, l’avant Al Horford, on sait enfin quelle main expérimentée tirera le dernier shot d’un match serré. Les meneurs Isaiah Thomas et Marcus Smart sont excellents mais encore juniors. L’équipe dispose de nombreux jeunes joueurs à échanger contre des vétérans ou à former comme elle l’a fait avec Avery Bradley. Jaylen Brown, 3eme de la draft, joueur explosif, suivra ce même parcours, on l’espère. Avec Jae Crowder titulaire du poste d’ailier et une pléthore d’avants dont un duo de géants de 2,13m Kelly Olynyk et Tyler Zeller, les Celtics devraient faire mieux qu’une sortie honorable au premier tour de la phase finale, comme cela a été le cas en 2016.

Les playoffs, sinon rien

D’autres équipes sont moins regardantes sur l’issue de leur saison et se battent pour finir entre les 4eme et 8eme positions de leur conférence, leur assurant ainsi d’une présence aux playoffs.

New York Knicks: avec de nouveaux venus de qualité, on espère un rebond de la franchise... sans vraiment y croire

Si les blessures n’empêchent pas ses joueurs d’assouvir les attentes de leurs fans déçus tant de fois, les Knicks de New York devraient y arriver. Carmelo Anthony souhaite certainement faire beaucoup mieux mais les doutes subsistent. Les récents démêlés juridiques de son nouveau meneur, l’ex-MVP Derrick Rose, montrent que son avenir ne tient qu’à un fil. On regardera avec attention les progrès de Kristaps Porzingis, joueur de 2,20m aux multiples talents, qui abusera de sa mobilité pour parcourir la ligne de fond comme une flèche et dunker sur ses adversaires. Egalement, les matchs de présaison ont montré à quel point le recrutement des arrières Brandon Jennings et Courtney Lee vont s’avérer cruciaux pour apporter leadership et stabilité à l’équipe. On notera aussi Ron Baker, rookie dynamique et intelligent, dont la coupe de cheveux sort tout droit des années 80.


Les Bulls cette année: est-ce suffisant?

Charlotte devrait aussi certainement se contenter d’un unique tour durant les playoffs. Les coéquipiers de Nicolas Battum, Kemba Walker, Michael Kidd-Gilchrist et Frank Kaminsky auront leur chance. De même, on voit difficilement un trio Jimmy Butler, Rajon Rondo, Dwyane Wade rater les playoffs. Cependant, on les imagine être la pire équipe à trois points et cela la condamne à un rôle secondaire en NBA. A l’inverse, on attend beaucoup des Milwaukee Bucks, autre équipe de la division centrale. Son futur a un nom que les fans de NBA vont devoir apprendre à prononcer: Giannis Antetokounmpo. Regardez son match du 19 octobre face à Indiana pour vous en convaincre. Ses 20 points, 6 rebonds et 5 passes décisives décrivent mal l’impression que ce joueur de 2,10m fait: rapide, de longs bras, un dunk puissant, capable de jouer sous la raquette… Et dire que le coach Jason Kidd veut en faire un meneur: on lui voit déjà un avenir à la Magic Johnson ou Lebron James. Ses coéquipes ne sont pas en reste. Matthew Dellavedova a rejoint les Bucks, Greg Monroe reste l’un des meilleurs pivots du championnat et l’excellent ailier de 21 ans, Jabari Parker, poursuit son développement.

Dans la conférence ouest, on imagine que les Utah Jazz ne rateront pas les playoffs contrairement à 2016. George Hill et Boris Diaw font de leur cinq majeur un groupe de passeurs qui sauront offrir plus d’un dunk à Rudy Gobert, le pivot français, et des paniers à trois points à foison à Joe Johnson. Ce dernier devrait d’ailleurs remplacer Gordon Hayward, meilleur marqueur de l’équipe depuis trois ans, mais blessé (fracture de l’auriculaire de la main gauche).

Les Grizzlies de Memphis devraient également jouer après la saison régulière: une dernière chance pour Marc Gasol, Tony Allen, Zach Randolph et Vince Carter de réussir leur playoffs. L’équipe a déjà donné le ton des saisons à venir en pariant sur Mike Conley (contrat de 5 ans, 151m$) et en ajoutant Chandler Parsons (contrat de 4 ans, 94m$) à leur effectif: plus de jeu d’arrières, plus de tirs à trois points.

Des surprises dans ce sondage mais ceci n'en est pas une: Karl-Anthony Towns est très doué

Beaucoup voient dans les Timberwolves de Minnesota la surprise de la conférence est. Hormis lors de l’épopée Kevin Garnett entre 1997 et 2004, l’équipe n’a jamais brillée. Cette année, on attend de ses jeunes pousses qu’elles confirment sous la férule du nouveau coach Tom Thibodeau. Zach LaVine n’est plus qu’un dunker incroyable. Ce jeune meneur brille aussi par ses prises de décision, son "catch & shoot" et remplace sans mal Ricky Rubio dans le cinq majeur. Le grand bénéficiaire de ses deux meneurs créatifs est Karl-Anthony Towns. Rookie de l’année 2015-2016, il est l’un de ces joueurs étalons de la NBA du future: 2,13m et sachant tout faire. Ses 31 points et 17 / 17 au lancer-franc face aux Grizzlies le 19 octobre en disent long sur ses qualités offensives.


Westbrook est prêt, comme toujours. Source: Twitter @okcthunder

Enfin, une dernière équipe est à considérer: les Thunders d’Oklahoma City. Le rire chevrotant de Russell Westbrook à l’évocation de son ex-partenaire Kevin Durant raisonne encore. On peut s’attendre à une saison digne d’un MVP potentiel où les triple-doubles et les grands moments de frustration s’alterneront. Il ne sera pas seul à porter les espoirs de ses fans. Victor Oladipo est une addition de qualité et avec lui, les Thunders disposent de deux arrières athlétiques capables de dunker en 360° lors d’un match. En outre, l’équipe a conservé un duo d’avants tenaces, Steven Adam et Enes Kaners, pour défendre et prendre les rebonds des tirs ratés de Westbrook… Bonne chance à eux, on y croit.


Ben Simmons, blessé, ne jouera pas cette année

Une troisième finale consécutive entre les Cleveland Cavaliers et les Golden States Warriors semble courue d’avance. Cependant, la saison promet d’être très intéressante. L’émergence de nouveaux joueurs (Kristaps Porzingis, Karl-Anthony Towns, Giannis Antetokounmpo), le retour d’équipes dans les playoffs (Utah Jazz, New York Knicks), la course au titre de MVP (Lebron James, James Harden, Paul George, Russell Westbrook, Kawhi Leonard) seront passionnants à suivre. De plus, les négociations entre la ligue et les joueurs devraient se conclure sous peu et faire s’éloigner le spectre d’une grève en décembre.

Quelques regrets viennent jeter une ombre sur ce début de saison. Ben Simmons ne jouera certainement pas: le 1er de la draft 2016 sera absent pour cause de blessure au pied. Malgré les débuts très convaincants du pivot Joel Embiid, les Sixers semblent à nouveau voués au fond de tableau. De même, les Pélicans de New Orleans sont décimés par les blessures: Jrue Holiday (saison terminée), Anthony Davis (à nouveau), Tyreke Evans (jusqu’en décembre), Quincy Pondexter (jusqu’en janvier). La saison de la ville hôte des All-Star Games 2017 est donc plus que menacée.

Premier match de la saison régulière le 25 octobre entre les Cleveland Cavaliers et New York Knicks!

Pour bien débuter la saison 2016-17 de NBA, le rire de Westbrook: "priceless"!

 

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Portrait de MarquisDaily
MarquisDaily

Cinéphile, photoshoppeur et rédacteur en herbe

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