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"I don't give a damn" ou l'art de la comédie

Le film de Victor Fleming avec Clark Gable, Vivien Leigh de 1939 est ce qu’on appelle un Classique. Avec un grand C. Il est également en première position du box-office américain si on corrige ses recettes par le taux d’inflation. Autant en emporte le Vent, plus fort que Star Wars (1977), Titanic (1997) et Avatar (2009) aux USA.

Certaines scènes ont influencé des générations d’actrices et d'acteurs: imiter le sourire narquois du charmeur Clark Gable, rêver une vie romantique (et historiquement fausse) dans les plantations du sud des USA à la veille de la guerre civile, reprendre certains dialogues comme celui de la scène finale:

Scarlett: “Rhett... if you go, where shall I go, what shall I do?”

Rhett: “Frankly, Scarlett, I don't give a damn.”

Voici la scène originale:

et ce qu’ont en fait une trentaine d’acteurs contemporains :

Cate Blanchett (prochainement dans Thor: Ragnarok), Bryan Cranston (Breaking Bad, Trumbo), Samuel L. Jackson (Pulp Fiction, The Avengers, The Hateful Eight), Eddie Redmayne particulièrement touchant (The Theory of Everything, The Danish Girl), Margot Robbie (bientôt en Harley Quinn dans Suicide Squad), Carrie Mulligan (Drive, The Great Gatsby) s’y essaient. Les actrices reprennent la phrase de Rhett, les acteurs celle de Scarlett: décalage amusant notamment dans l'usage de "Damn", le juron de l'époque. Il est intéressant de noter à quel point la qualité de la prestation d’un même acteur s’améliore après quelques prises: la voix, le regard, la posture, les mouvements des mains, l'ensemble deviennent plus justes. La comédie est peut-être un art mais requiert de toute évidence une bonne dose de technique.

 

Portrait de MarquisDaily
MarquisDaily

Cinéphile, photoshoppeur et rédacteur en herbe

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